Partager l'article ! La fête de Hıdrellez à Istanbul a accueilli l'été la nuit passée: Il était une fois Hıdrellez ... où les turcs ho ...
Il était une fois Hıdrellez ... où les turcs honorent, chaque année dans la nuit du 5 au 6 mai, le premier jour de l'été ainsi que la rencontre sur terre des prophètes Hızır et İlyas, se confondant en un seul nom "Hıdrellez".

Dans de nombreux pays méditerranéens et orientaux, depuis l'Antiquité, rituels et cérémonies étaient organisés pour célébrer l'arrivée des beaux jours.

Une autre croyance avance que le prophète Hızır, devenu immortel en buvant l'eau de la vie, côtoie les gens en difficulté en leur distribuant santé et abondance, particulièrement au printemps.

Une des représentations de Hızır
Où est né Hızır, où at-il vécu et qui était-il réellement, nul ne peut y répondre. Mais toujours est-il qu'il symbolise le printemps et le renouveau qui s'en suit.

"Mets ton voeu d'été dans ma poche, mets ta tête sous ma main miraculeuse,
embrasse ma main, qu'aussitôt ce que tu souhaites se réalise !"
Depuis 1997, grâce à l'initiative de l'hôtel Armada d'Istanbul, cette fête païenne est à nouveau célébrée avec éclat tous les ans dans le quartier d'Ahırkapı, situé en contrebas de Sultanahmet.

Un des nombreux musiciens
Cette année, c'est toujours à Ahırkapı, mais face à la mer de Marmara qu'ont eu lieu les festivités afin de pouvoir accueillir, dans de meilleures conditions et sur un espace plus large, les milliers de visiteurs.

La scène principale du festival Hıdrellez
Cette manifestation qui accueille un nombre considérable d'orchestres romans turcs et balkaniques est devenu un rendez-vous incontournable des festivals populaires d'Istanbul.

Organisé avec le soutien de la mairie de Fatih, de celle du Grand Istanbul, de la Préfecture, des différents services culturels municipaux, de plusieurs universités (telles Istanbul, Bilgi, Haliç, Sabancı, etc) et de nombreux sponsors, le cru Hıdrellez de cette année s'inscrit également dans le cadre des festivités d'Istanbul 2010, capitale culturelle européenne.
Sur l'immense pelouse, les activités sont diverses. On mange, on boit, on prend des photos par centaines. La joie est perceptible dans tous les regards, ceux des petits comme des grands, des jeunes et des plus vieux.

Une ravissante photographe en herbe
Mais on vient surtout vibrer au son des musiques tziganes, chanter et danser, se transformer en Esmeralda d'un jour, d'une nuit.

Pour ne pas faillir à la tradition, les arbres se transforment en "arbres à voeux" où l'on accroche rubans et papiers sur lesquels auront été inscrits les souhaits les plus divers que chacun formule dans son coeur.

Un des innombrables arbres à voeux pris d'assaut
Hızır va avoir fort à faire pour répondre à tous mais sa générosité n'a pas de limite. Il apporte autant aux gens qu'à la nature, aidant celle-ci à se développer, aux animaux à se reproduire, aux êtres humains à avoir force et santé.

La fête durera jusque tard dans la nuit et le traditionnel feu d'artifice ne manquera pas de conquérir la foule venue passer quelques heures de joie et de partage.

La nuit aura été courte pour certains, mais le souvenir de ces musiques entraînantes permettra de patienter jusqu'à la prochaine édition...

Avec pour toile de fond la mosquée bleue et les murs d'enceinte de la vieille ville, Istanbul aura une fois de plus distribué du bonheur et du rêve grâce à ces groupes musicaux, certains réputés tels l'orchestre roman d'Ahırkapı, l'orchestre macédonien Koçani, Trakya Ateşi pour n'en citer que quelques uns.

La fête était loin d'être terminée lorsque je suis partie. Sur la route qui longe la mer de Marmara, des vendeurs d'un jour aussi avaient droit à leur part de bonheur, proposant boissons et repas légers, mais également tous les accessoires indispensables comme foulards et écharpes de couleur à nouer autour de la taille ou des cheveux...
